La Bataille de la Nouvelle-Orléans : Un Événement Mémorable pour les Louisianais

La Bataille de la Nouvelle-Orléans : Un Événement Mémorable pour les Louisianais

HISTOIRE

ref 123 Norbert

12/2/2024

Introduction à la Bataille de la Nouvelle-Orléans

La Bataille de la Nouvelle-Orléans, qui a eu lieu en 1815, est bien plus qu'un simple chapitre de l'histoire militaire ; c'est un événement marquant qui continue de résonner dans le cœur des Louisianais. Cette bataille a opposé les forces américaines, dirigées par le général Andrew Jackson, contre les troupes britanniques, avec l'enjeu de la souveraineté et de l'identité de la région en toile de fond.

La bataille de la Nouvelle Orléans en 1815 représente une bataille très importante pour les Louisianais; ceux-ci commémorent toujours leur victoire contre les anglais.

Le contexte de la bataille

Les Anglais ont perdu le contrôle des nouveaux Etats Unis et tentent encore de reprendre la main sur le sud, le long du Mississippi, en récupérant la ville de la Nouvelle Orléans, qui contrôle tout le en Juillet 1814 : «Français, Espagnols, Italiens et Britanniques ! La domination améri­caine sur ce pays est une usurpation! Il faut l’abolir!» . Il faut dire que les anglais espèrent encore récupérer la situation contre les Etats-Unis.

Dès juin 1812, les Britanniques organisent sur le Mississippi le blocus de La Nouvelle Orléans. En même temps, ils font alliance avec les Indiens Creeks qu’ils convainquent d’attaquer les forts de l’Alabama ; c’est ainsi que fut massacrée la garnison américaine de Fort Mims.

Les troupes Américaines

En réaction, Jackson et ses troupes parviennent à déloger les Anglais de leurs bases de Floride, mais ne peuvent les empêcher de se regrouper sur le lac Borgne, tout près de La Nouvelle Orléans, où ils étaient décidés à mener la bataille décisive qui leur assurerait la maîtrise du grand port du Sud et du Mississippi.
Les troupes améri­caines, largement inférieures en nombre, sont épuisées, mal équi­pées, mal nourries et, sans doute démoralisées. Le gouverneur Claiborne finit par admettre la formation militaire de Noirs libres. Ce sont eux qui vont faire basculer le conflit. On trouve donc des régiments de noirs affranchis, des régiments de gens libres de couleur, encadrés par des officiers blancs.

L ‘apport décisif de Jean Lafitte

Mais surtout, après avoir refusé tout contact avec les flibustiers dirigés par Jean Lafitte, Jack­son scella une alliance avec Jean Lafitte qui dispose de nombreux atouts.
Il connait, mieux que personne, le terrain et tous les bayous autour du site de Barataria. De plus, il a, dans ses caches d’importantes pièces d’artillerie et environ 2000 hommes dévoués. Son armement, il l ‘a soit gagné par des prises de guerre sur des vaisseaux ennemis, soit en achetant aux Mexicains des équipements.

C’est Lafitte, grand connaisseur du terrain, qui choisit pour l’affronte­ment final. Lafitte les attire sur un terrain très proche de la Nouvelle orléans, La plantation Chalmette, lieu de passage obligé des Anglais pour gagner La Nouvelle Orléans.

Le piège de Jean Lafitte

Américains et Français multiplient les actions de harcèlement jusqu’à ce 8 janvier 1815 qui, contre toute attente, sera fatal aux Anglais. Les troupes de Louisiane auront environ 70 pertes (morts, blessés, disparus) et les anglais environ 2000, dont le général en chef Pakenham, le gendre de Wellington.

Les anglais ont donc dressé contre eux l ‘ensemble des régiments et des communautés diverses, blanches et de couleur.
Un ancêtre de couleur de Norbert Soulié , Lucien Soulié, participe à la bataille, de même que son cousin, blanc, Vincent Rillieux.

En résumé
Croyant diviser pour mieux régner, les Anglais ont favorisé ainsi l’union sacrée.

Bibliographie

The Battle of New Orleans, par Stephen E. Ambrose, Penguin books