Le célèbre nom de Storyville rappelle que la Nouvelle Orléans a été le lieu de tous les plaisirs pendant une vingtaine d’ années.
Cet endroit de plaisir, classé X, fut nommé, au grand embarras du personnage, d’après Alderman Sidney Story, un réformateur bien intentionné. En 1897, il renforce la prohibition de la prostitution par une ordonnance, dans l’ensemble de la ville, à l’exception d’un tout petit quartier situé derrière le Vieux Carré, où elle pourrait être endiguée et contrôlée.
La rue principale du «district aux lanternes rouges» s ‘appelle alors Basin Street.
Storyville devient, ainsi une légende qui attirait, de par son mélange de séduction, de dépravation et de pittoresque.
Avec ses nombreuses maisons closes, ses célébrités de passage… voilà enfin un vrai lieu de débauche!
en ajoutant la découverte du jazz, la ville attire le monde entier.
Après avoir été licencié du Waif’s Home, Louis Armstrong commença à jouer de la trompette. Pour un salaire de 15 cents par jour (haussé finalement jusqu’à $1.25), il improvise de 8 heures du soir jusqu’à l’aube.
Mais lorsque Storyville est définitivement fermé, il continue dans les restaurants et à l’occasion des enterrements.
DToute chose a une fin: pendant la première Guerre mondiale, l’US Navy ordonna la création d’une «zone sans vice» de cinq miles autour de toute base navale. Unis dans leur patriotisme, les entrepreneurs de Storyville levèrent le camp.
L ‘aventure aura duré 20 ans. Il ne reste que quelques livres et une bibliographie avec photos parfois coquines.
Bibliographie : parfois, chez les bouquinistes…