La vente de la Louisiane aux États-Unis attire et encourage les migrations. Vers 1790, une migration d’environ 1600 espagnols originaires des Canaries arrive. Les premiers de Saint-Domingue arrivent dès le début de la gouvernance espagnole, donc avant les soubresauts et révoltes de Haïti/Saint-Domingue.
Les soubresauts de Haïti et/ou Saint-Domingue, suite à la révolte des esclaves Haïtiens (Toussaint Louverture), les événements de Cuba et du Mexique vont faire fuir 10.000 à 20.000 français depuis Saint-Domingue vers la Louisiane, en 3 vagues successives.
La première vague a lieu à la prise de pouvoir de Toussaint Louverture vers 1789.
La Nouvelle-Orléans pense, vraisemblablement, se développer comme petite ville de province d’environ 20.000 habitants en 1803. Fuir Saint-Domingue, de 1803 à 1812
La surprise passée, la Louisiane est vraiment devenue Américaine. L’expédition de Lewis Clark constitue un énorme succès, et la Louisiane devient finalement, en 1812 le dix-huitième État Américain. L’ objectif ici n’est pas de détailler les phases historiques. Mais plutôt voir comment les habitants de la Nouvelle Orléans, ce petit village aux contours inconnus, va s’organiser pour devenir, en cinquante ans, l’une des plus grandes villes des Etats-Unis , juste avant la guerre de Sécession.
Une résolution importante dans ce domaine a été passée par le Conseil municipal, autorisant son adjoint, Matthew Flannery, à faire le premier recensement complet et une étude des habitants de la Nouvelle-Orléans et des environs. Le recensement terminé date du 5 août 1805. Ce recensement fournit de nombreuses informations et est à l’origine de nouvelles lois pour la régulation des esclaves et des gens libres de couleurs.
Le recensement était établi l’utilisation par le maire et le Conseil municipal, il n’était accessible qu’ aux seules personnes habilitées, comme les collecteurs d’impôts et conseillers, par une permission spéciale du maire. Ce recensement est unique : les écrivains et historiens, quels que soient leur connaissance de la ville, ignoraient le chiffre de la population du passé. Les statistiques de cette époque hésitent entre 10.000 et 20.000 habitants. En fait, il y a environ 6.000 habitants. Mais en 1805, le nombre augmente jusqu’à atteindre 8.500 habitants.
Quand Matthew Flannery prend la responsabilité du recensement, il divise la ville en deux, la ligne centrale étant la rue d’Orléans et découpée en plusieurs secteurs de recensement (non détaillés ici) Ce recensement permet de découvrir que le secteur de la rue Bourbon était le plus dense, avec 697 personnes dont 270 esclaves. Le quartier de la rue Royale, était le second avec 645 personnes dont 295 esclaves. Le chemin derrière la ville, ou Rempart Street n’a que 68 personnes, dont 21 esclaves. Ce premier recensement est antérieur de 17 ans au recensement complet de la Nouvelle-Orléans, compilé en 1822.