Catherine Milhet

  • Mis à jour
  • Publié dans Non classé

Catherine Milhet

Cathalina Milhet est la fille , ou la petite fille ? de Louison Cheval.

On a trouvé l’acte de baptême, rédigé en Espagnol, aux archives de l’ évêché. Une rature est amusante. La mère, les parrains et marraines sont correctement enregistrés, mais le Curé de la Cathédrale, Padre Antonio de Sedella, n’a pas vu arriver le père et écrit d’abord sur le registre : « Padre desconocido » « père inconnu », avant de raturer et corriger : Padre del niño : Juan Soulié.

La source Soulié indique, comme père d’ Eulalie : « Mazangé ». Louison, comme son conjoint, Charles Vivant, ont confirmé que Vivant n’était pas le père de Eulalie « Vivant ou Mazangé ». Certains chercheurs ont longtemps pensé que Eulalie avait seulement pris le patronyme du notaire qui avait affranchi sa mère, Louison Cheval.

Les indices concordent : Premier indice : Tous les documents originaux, y compris l’adresse officielle à la Nouvelle Orléans, et les arbres généalogiques familiaux de la famille Soulié en 1850, l’appellent Eulalie Mazangé, et jamais Eulalie Vivant ni Eulalie Soulié, malgré l’acte de baptême… Pourquoi aurait-on refusé de l’appeler Eulalie Soulié et accepter en même temps de l’appeler Eulalie Mazangé ?

Deuxième indice Le notaire Leonardo Mazangé, père de Eulalie, est le parrain du premier fils d’ Eulalie Mazangé en 1791, ce n’est pas Charles Vivant ; d’ ailleurs, il n’apparaît pas dans l’acte de baptême.

Troisième indice Comment s’appelle l’enfant ?  Luciano Juan Leonardo Luis : le prénom = Luciano, le prénom du père (Leonardo !) et les prénoms des deux grands-pères : Luis et Juan.

Dernier indice : Ce scénario est d ‘ailleurs noté comme possible par Judith Bethea, sans même avoir consulté l ‘acte de baptême qui rend maintenant ce scénario très probable.

Conclusion provisoire : on n’ a pas de preuve formelle sur la paternité !

Évasion transatlantique

Les recherches généalogiques réservent parfois de belles surprises. A la lecture des journaux privés de Baudry des Lozières et de Moreau de Saint-Méry, il est encore plus évident que nos personnages « se connaissent très bien ».

Joseph Milhet, le riche marchand,  né vers 1735, est mort, fusillé par le régime espagnol, le 25 Octobre 1769, tout jeune marié, laissant une veuve, Margarita Wiltz (1749-1814) et une fille d’ environ un an.

Son jeune frère, Jean-Baptiste Milhet, moins impliqué,  est emprisonné et envoyé dans les prisons de Cuba, où il restera pendant quelques années. Il est dépossédé de ses biens et interdit à vie de retour en Louisiane. Il a été avocat au Parlement de Bordeaux, avant de faire de la politique. Sa très jeune femme est Louison Cheval, son âge n’est pas connu avec exactitude.  Jean Baptiste sort de prison vers 1771, rentre en France, où il décède, semble-t-il, en 1815.

Catherine Cheval, épouse de Milhet , elle est marraine de Lucien Soulié en 1789 et signe Catherine Milhet, Pourquoi Louison Cheval n’est-elle pas présente ? Se fait elle appeler autrement ?

Louise Catherine Milhet, née vers 1750. Il est évident que le patronyme Milhet dans la Louisiane Espagnole est impossible à porter à Cuba pendant cette période  !

Henriette Prieto , avec Juan Prieto, un haut fonctionnaire espagnol ; Louison la reconnaît comme sa fille, il reste à vérifier le lieu de Naissance (Louisiane ou Cuba ou Saint-Domingue ?) ou trouver trace d’un baptême vers…….

Puis Eulalie , qui a un enfant naturel avec Léonard Mazangé en décembre 1789

La France, et après la colonie de Saint-Domingue, sont secouées par des troubles de plus en plus importants. Peu avant la Révolution Française, Baudry des Lozières, qui était sans doute à Saint Domingue,  retourne à Paris comme Député de Saint-Domingue, pour participer aux réunions annoncées, y arrive à temps en un mois, et où il se trouve le 14 Juillet 1789.