L’ histoire de Delphine Lalaurie hante encore la Nouvelle Orléans
Elle naît au sein d’une famille nombreuse, son père, Barthélémy Louis Macarthy était originaire d’Irlande et sa mère, Jeanne Lovable, était surnommée « la veuve Lecomte ». Delphine était la cousine d’ un maire d’un maire de La Nouvelle Orléans, Augustin de Macarty . Et donc la tante directe de Drausin Macarty.
Elle se marie trois fois. En 1800, elle épouse en premières noces un Espagnol de la haute société créole, Don Ramon de Lopez y Angullo. Devenue veuve quelques années plus tard, elle se remarie, en 1808, avec un banquier louisianais, Jean Blanque. Redevenue veuve en 1816, elle épouse un médecin, Louis Nicolas Léonard Lalaurie. Elle achète à ce moment-là sa demeure de la rue Royale à la Nouvelle-Orléans.
Bourreau et meurtrière
L’histoire de Delphine Lalaurie est une histoire macabre du quartier français du Vieux Carré. Madame Lalaurie, mondaine respectée, accueillait nombre de grands événements dans son opulent domicile au 1140 rue Royale. Son train de vie somptueux était servi par un grand nombre d’esclaves. Cependant, le mauvais traitement des esclaves étant illégal, la société commença à éviter Lalaurie après qu’un voisin eut surpris cette femme élégante en train de chasser une fille d’esclave avec un fouet. La fille sauta du toit dans un effort désespéré pour fuir Lalaurie et se tua. Le voisin avertit les autorités. Les rumeurs, puis les accusations de torture, sadisme et meurtre s’ensuivirent. Pourtant, en société, elle donnait l’image d’une personne polie et aimable avec ses esclaves. Ce fut la fin de la carrière sociale de Lalaurie, rejetée par la bonne société louisianaise. Néanmoins elle continua à vivre à La Nouvelle-Orléans.
Cependant, le 10 avril 1834, un incendie se déclare dans sa riche demeure de la rue Royale. Les voisins accourent au secours et découvrirent plusieurs esclaves (hommes et femmes) vivants, brûlés par l’incendie et surtout enchaînés et mutilés. Le juge Jean-François Canonge, appelé sur place, constata cette effroyable scène d’esclaves ayant été torturés par leur maîtresse. On l’accuse de la mort de près d’une centaine d’esclaves. À la suite de cet incendie, Delphine Lalaurie fuit La Nouvelle Orléans à destination de la ville portuaire de Mobile dans l’Alabama, d’où elle embarque pour la France pour s’installer à Paris.
Au cimetière Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans, une stèle indique qu’ici repose « Madame Lalaurie, née Marie Delphine Macarty, décédée à Paris, le 7 décembre 1849, à l’âge de 6– ». La fin du texte a disparu, la plaque étant brisée.