Grace King

Grace King

 

Grace King présente un texte intéressant sur la Louisiane. L’écrivaine Américaine,  décrit ses premières années ainsi.

« L’histoire des vieilles familles créoles de la Nouvelle Orléans remonte à la création de la ville…

Et peut-être même avant, du temps de la Mobile, l’ île Dauphin ou Biloxi, lorsque les officiers et hauts fonctionnaires qui ont suivi Iberville, puis Bienville, se sont installés dans cette nouvelle possession. On peut imaginer que la Nouvelle Orleans a été conçue comme un bébé qui naît avec sa layette.  Ou une mariée avec son trousseau…. Ils ne voulaient pas construire un fortin, mais une ville « avec son architecture, sa musique, ses rêves et des rires ».

Ils l’ont fait mieux que prévu. Ils l’ont tout de suite dessinée…. Chaque carré compris entre des rues, séparé par une rue de chaque côté,  se divisait en 4 lotissements, et chaque lot se composait d’une maison de 4 ou 8 pièces, construite avec des rondins de bois de cyprès, légèrement surélevée par rapport au sol, avec un grand « ride » toit, couvert de chaume, et des portes en fenêtres également en bois de cyprès.

Ce type de maison, fait pour durer,  a survécu pendant environ un siècle et demi.

La dernière maison de cette époque, au coin  rue de Chartres et  Ursulines, a été détruite pour des raisons d’ urbanisme vers le début du XX ème siècle.

Bienville, prévoyant, av réservé un carré pour l’ église.  Et un autre pour la  Place d’ armes .

(devenue plus tard Plaza de Armas, puis l’actuel Jackson Square). Au début, on a séparé chaque carré, ou îlot,  des voisins par une petite rigole.

Un décompte, en  1726  880 habitants, dont 65 gens de service et 129 esclaves.

On a clôturé les maisons par des clôtures à base de pieux pointus, « comme en France ». Sur la rue du quai (Levée) se trouvent l’ hôpital,  l’administration, et la résidence de l’architecte ( Pauger), ainsi que les habitations de Monsieur de Trudeau et Monsieur de Noyan.

Nous irons visiter plus tard le détail des rues.