Une rencontre imaginaire…

Une rencontre imaginaire…

Norbert Soulié, le contemporain, et Bernard se retrouvent enfin, après plus de 150 ans!

J’ aime sortir de l ‘histoire; je suis Norbert Soulié, né en 1951, et j’ai commencé mes recherches vers l’an 2000 pour comprendre l’histoire des Soulié. A ls suite du premier courrier de Ray Burgess, qui a déclenché la curiosité familiale : Mais qui est ce Monsieur qui nous écrit ?

J‘ai maintenant 75 ans, et je pense  à Bernard et Eliza.  Bien ennuyé de savoir comment clore cette histoire qui nous a réunis. Je n’ai pas contacté Marie Laveau, la grande prêtresse du Vaudou,  et je cherche une belle pirouette pour clore notre saga.

Quelque ‘un semble toussoter. Bernard lit quelque chose dans mon dos en cette fin 2026 ! Bernard semble vouloir commenter , le miracle de la littérature ! Bernard a eu des  contacts avec les Francs-maçons, mais pas le culte vaudou !

Bernard écoute et me murmure au creux de l ‘oreille : Alors, Norbert, tu vois, nous vieillissons tous, chacun doit passer la main. Toi aussi, tu as traversé le monde. On se sentait les maîtres du monde,  maîtrisant, le français, l’anglais, organisant des projets variés.  Au début, on est content de rentrer tous les deux ou trois ans. Mais quand on décline, on retrouve ses classiques. « Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » Tu te souviens ? Eliza est fatiguée, mes trois frères, Lucien, Norbert, Albin,  nous ont quitté. La maladie frappe les soeurs. les deux jeunes sœurs sont très malades. nous devrions rentrer rue des Remparts !

Bernard s’ étire longuement, et je découvre enfin son bureau de la Nouvelle Orléans, Rue des Remparts, ce grand bâtiment qui existe encore, et qu’ il a tant aimé. Il cherche et ouvre son journal personnel, qu’il a commencé il y a déjà cinquante ans. Il s’assied, ajuste ses lorgnons,  et retrouve sa note dans son journal (le fameux journal de Bernard Soulié  : »12 Mai 1875 :  je crois que ce sera notre dernier voyage à travers l’ Atlantique ».

Bernard a compris …Et, d’ ailleurs, après mon départ de Nouvelle Orléans, plus personne ne nous a contacté, sauf Léonide, par courrier , de temps en temps. La Louisiane nous a oubliés pendant près de 60 ans, jusque ‘au passage de Serge, en 1947, et puis tes parents, vers 1970, et toi, en 1975 , puis vers 1980.

Norbert tu as beaucoup de chance d’ avoir trouvé, par les nouveaux appareils dont tu m’as parlé, les dossiers de Judith Longest Bethea, la thèse de Tara Dudley, et les recherches de Kim, et tous les autres !  Comment s’appelle déjà ta machine ? Internet, tu m’as dit ?

Maintenant, je crois que tu as vraiment compris l’âme de la Nouvelle Orléans. Enfin, tes lecteurs en auront gardé la trace. J’ai toujours  pensé que j’étais blanc, mais à la fin, je me suis fait traiter de negro alors qu’on me proposait de devenir administrateur de la Banque de Louisiane. Tu crois que cela arriverait encore aux Etats-Unis ?

Tu vois, Norbert, un jour, il faut aussi passer la main , j’ai passé l’âge de faire de la politique, malgré mes conversations avec le Gouverneur Warmoth.  Bernard retourne voir Eliza qui lui demande : » Bernard, tu parles tout seul ? A qui parlais-tu donc ? Non, rien , je repense à toutes nos années passées Rue des Remparts.

Bernard  a un petit trou de mémoire, c’est normal à son âge, et s’ adresse soudain à moi : Tu te souviens comme la Louisiane était belle, quand Albin est venu nous voir en Février 1937 ? Je m’ en souviens comme si c’ était hier !Et puis tu te souviens quand on rentrait en France ? Comme Eliza était contente de revoir les boutiques de mode du Boulevard Malesherbes !

Ah, je me fatigue un peu ! Demain, tu me raconteras toutes les inventions dont tu m’as parlé, les recherches d’ Emile sur les métaux précieux de l’ Ouest Américain, du pétrole dont Emile nous bat les oreilles, les déplacements rapides, les trains souterrains, bientôt le télégraphe.  Et puis, tu m’as parlé d’une nouvelle machine qui s’ appelle l’intelligence… Tu crois qu’il y a de nombreuses catégories d’ intelligence artificielle ?