Les habitants de Nouvelle-Orléans

Les habitants de Nouvelle-Orléans

 

Les habitants

Les habitants locaux ont besoin d’évasions. Il  en faut  pour visiter la moins typique des villes américaines. Avec son tempérament oscillant entre la mentalité du Sud profond, de l’Europe et des Caraïbes, la Nouvelle Orléans reste  à l ‘écart du brouhaha. Le Mis­sissippi reste animé, mais décontracté. Il faut se protéger des exigences de la vie subtropicale, tout en se ménageant du  bon temps. La ville oubliée des soucis Qu’ils fassent la fête ou qu’ils mènent une vie hors des conven­tions, les habitants de cette cité d’un demi-million d’âmes (un million et quart pour l’agglomération urbaine) considèrent l’exis­tence avec générosité et tolérance. Une approche sans complica­tion des différences – philosophiques ou raciales – est plus notable dans le Vieux Carré, qui compte plus que sa part d’artis­tes, d’homosexuels, de non conformistes, d’hédonistes, de char­latans, de hippies sur le retour d’âge et autres individualistes.

 

Le vieux Carré

 

Le Vieux Carré (French Quarter), cœur spirituel et historique de la Nouvelle-Orléans, se situe le long du fleuve. Proprement rectangulaire, le Vieux Carré a conservé la disposition en grille de l’urbanisme typique du XVIIIe siècle. Ses bâtiments, aux charmants balcons ornementés de dentelles en fer forgé sont agrémentés de petites cours, et les hôtels, restaurants et bars sont assez nombreux pour accueillir les hordes de visiteurs. Les par­tisans de la conservation des sites ont assez bien réussi à préser­ver le district des marques du progrès telles que les enseignes au néon et feux de signalisation. L’histoire et les chansons ont rendu la rue principale du Vieux Carré aussi célèbre que Broadway.

 

Musique et ambiance

 

Chacun connait la Nouvelle-Orléans, dans le monde entier. La ville représente le berceau de toutes les musiques. mais surtout  chacun connait le jazz Dixieland. Bourbon Street est animée, tapageuse et vibrante. Même l ‘aéroport porte le nom d’ un musicien local; et ils sont au total trois ou quatre à avoir ce privilège (Beethoven, Mozart,).

Chaque désir, chaque caprice peut y être satisfait, tant il y a à voir et à faire; dans la cohue. Les visiteurs, bouche bée d’étonnement et de plai­sir, braquent leur caméscope au hasard de leur pérégrinations. L’acoustique dépasse le bruit,  et le rock éclatent quasiment à chaque coin de rue. Au-delà du Vieux Carré, une ville aux quartiers divers s’est développée, pour finalement devenir une agglomération de plus de 500 km-, sans compter les marais. En amont, là où les nou­veaux marchands américains s’installèrent, s’élève le quartier des affaires, le Central Business District (CBD), mirage de la puissance métropolitaine. La ville et ses habitants den District s’étend du CBD au quartier de l’Université et au parc Audubon. Un autre parc, le City Park, grand espace, touche presque au lac Pontchartrain, le plus important de la Louisiane.

 

BAYOU-CREOLE-INFORMATIONS SUR L ‘ARTICLE

Texte : Norbert Soulié

Période : vers 1830-1850, sauf mention contraire

Illustration : Collection personnelle, sauf avis contraire

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