En 43 ans (1827-1870), les frères et sœurs ont accumulé la première fortune des gens de couleur aux États-Unis et la première de Louisiane. Un état documenté des fortunes vers 1850 indique que la plus grosse fortune de blancs peut atteindre 20 millions de dollars. Le FMC le plus riche a environ 1 million de dollars. Le numéro 2 des États-Unis dans la catégorie des gens de couleur libres est la famille Soulié ( B & A =500.000 et Norbert= 100.000 à 300.000 si l’on essaie d’ évaluer les biens de Norbert qui sont vendus en France par lui ou par ses héritiers de la famille). Ce montant est assez difficile à interpréter.
Evaluation du patrimoine.
Le montant accumulé par la famille Soulié en France, avant le procès, mais avant 1914, dépasse quelques millions de Franc-or : Emile est un homme droit et a prévu de donner à chacun de ses enfants la même somme, que celle évoquée au sujet de Edgar avec son cousin Ferdinand ; entre 2 et 5 millions de Franc-or si l’on compte les avoirs divers soit environ 30 à 50 Millions d’Euros en valeur 2023. L’immeuble actuel du Boulevard Malesherbes qui a appartenu aux Soulié jusque ‘en 1926 mesure près de 1800 mètres carrés vaut, à titre d’ exemple, 25 à 30 millions d ‘Euros , sans compter le patrimoine de Bernard, de Norbert, etc.
Norbert a aussi fait un placement de deux ou trois immeubles dans Paris.
Les derniers placements
Les dévaluations successives, l’ indemnisation Humann dont la famille ne récupérera qu’ une partie, environ juste avant la guerre de 1914-1918. Jusque ‘à la guerre, les bourgeois et héritiers vivent sur leurs rentes. La guerre de 1914-1918, et la faillite des emprunts Russes, ont évidemment bouleversé les donnes. Chaque héritier, jusqu‘ à ce jour, a donc reçu une petite part de l’ héritage de Louisiane !
Enfin , Norbert offre un usufruit pendant deux générations à Marie Robier, et Albin a offert la maison qu’il habitait en Louisiane à sa cousine Virginie Fosse.[1] Un document de d’une banque de Louisiane indique que les Soulié font partie des plus riches familles de Louisiane au moment de la Guerre de Sécession ; les banquiers aiment bien le business avec les Soulié…Des enfants naturels
On croit que les archives familiales sont complètes ! Tara Dudley publie une thèse de doctorat en 2012 ; des livres de comptes, des centaines de pages, des milliers d’ indices… elle est la première à m’ indiquer l’existence d’ un fils naturel, jamais déclaré… Mais ce n’est pas le seul !
Au fil des années, j’ en ai trouvé deux autres, que Bernard et/ou Emile ont évidemment bien connu, mais volontairement cherché à « oublier » :
Fernand, fils de Victor Soulié, ??? À revoir il y en a 2 ou 3 ???
Lucien (vérifier le prénom) fils de Victor ?? et Esther Moïse, et
Armand, fils de Lucien aîné.
Ce sont des consultations d’ archives, de l’ État Civil, des lettres et commentaires dans la correspondance familiale de 1843 et de 1880, et la perspicacité de Tara Dudley, qui ont levé le voile. Rien ne dit que notre liste soit complète.
[1] Il y a eu un problème financier important chez les Rillieux, dont on ne connaît pas avec certitude l’origine.