Un bref historique sur les Acadiens
Le 3 Novembre 1762, Charles III, le roi d’Espagne, et son cousin, le roi de France signent le traité de Fontainebleau.
L’année suivante, lors du traité de Paris, c’est au tour de l’Angleterre de recevoir sa part de la Louisiane, soit le territoire à l’est du Mississippi. La population de la Louisiane s’élève alors à quelque 15.000 âmes.

(Cavelier de la Salle)
En exil, l’espoir de nombreux Acadiens était de p0uvoir rejoindre la L0uisiane – toujours française – et de s’y établir.
Les autorités anglaises en décidèrent autrement. Commença alors pour le peuple acadien une longue et interminable saga. Certains furent déportés en France. D’autres cherchèrent en vain un havre de quiétude du côté des colonies anglaises depuis le Massachusetts jusqu’en Caroline du Sud. On retrouve aussi des communautés acadiennes dans les colonies françaises des Antilles. Et, enfin en Guyane et dans certains pays d’Amérique du Sud. Dans les faits, ni es Anglais ni les Français ne savaient trop où et comment relocaliser ces populations.
l’Espagne mettra fin au calvaire de ce peuple martyr, victime de l’indifférence et des vicissitudes de l’histoire.
De retour en France, après avoir vécu plusieurs années en Louisiane, Peyroux de La Coudrenière se fait le porte-parole des Acadiens. Ces derniers, dispersés aux quatre coins du globe souhaitent vivement retrouver leurs proches déjà établis dans la partie méridionale de l’ancienne colonie française devenue territoire espagnol.
À Paris, de La Coudrenière rencontre l’ambassadeur d’Espagne, à qui il soumet son projet. Il trouve chez le diplomate une oreille attentive. Les négociations s’amorcent à l’automne de 1783, et le projet devient réalité.
Signature de l ‘entente entre rois.
Charles III, le roi d’Espagne, signe l’entente en janvier 1784.
De mai à octobre 1785, plusieurs centaines d’Acadiens s’embarquent pour La Nouvelle Orléans.
Il est difficile de chiffrer le nombre des Acadiens venus s’installer en Louisiane. Entre 1764 à 1788, certains historiens avancent le chiffre de 2 500 à 3 500 réfugiés. Il s’ agit souvent des immigrants venus surtout de France, mais aussi d’un peu partout sur le continent nord-américain.