PEINTRES
Audubon, Jean-Jacques (1785-1846). Le plus célèbre de tous. Né à Saint-Domingue en
1785, de Jean Audubon, riche planteur, et d’une femme de chambre qui mourut très jeune.
Son père épousa une autre femme et rentra en Bretagne en imposant son fils adultérin et lui
donna officiellement son nom. Petit, il se montra fort doué pour le dessin, mais son père
l’envoya à l’école navale. Il parvint tout de même à le convaincre et il put étudier la peinture.
Mais l’académisme de son école ne lui convenait pas, il partit en Amérique s’occuper des
terres de son père. Il dut revenir en France, les finances de son père périclitant, puis retouma
à nouveau en Amérique où il épousa Lucy en 1808. Cette amoureux de la nature passa son
temps à peindre celle-ci. Mais il fut bientôt ruiné et il devint taxidermiste au Western Museurn
de Cincinnati où il étudia l’anatomie, la zoologie, et surtout, rencontra le grand ornithologue
Alexandre Wilson. En 1821, il ouvrit son premier atelier où il donna des cours de peinture, et
fit la connaissance de la rnère d’une de ses élèves, Elizabeth Pirrie qui lui proposa de devenir
le précepteur de sa fille dans la célèbre plantation Oakley.
Pendant quelques mois, il peignit
la campagne environnante, rnalheureusement mademoiselle Pirrie tomba malade et il ne put
continuer son travail de précepteur. Il partit s’installer à Saint Francisville, avec sa femme et
ses enfants qu’il fit venir de Cincinnati. Pendant huit ans, alors que sa femme faisait de son
mieux pour gagner de quoi faire vivre convenablement la famille, il passa son temps à
peindre les planteurs de la région et voyager à travers les Etats-Unis. Ayant tant bien que mal
réussi à fairEf quelques économies, sa femme Lucy, le poussa à partir en Europe.
Là, il Y
rencontra le peintre Cuvier Redouté, peintre spécialisé dans les fleurs déjà très connu et le
baron Gérard. En avril 1829, Jean-Jacques Audubon regagna les Etats-Unis où enfin son
talent fut reconnu. En 1846, le malheur lui fit alors connaître la pire des calamités pour un
artiste-peintre, il devint aveugle. Il mourut quelques années plus tard, le 27 janvier 1846.
L’œuvre qu’il nous laisse est immense. Les oiseaux d’Amérique, un chef-œuvre de
435 planches, Quadrupèdes d’Amérique du Nord, de 500 planches et Biographie
omithologique, autre chef-œuvre comprenant 1 055 dessins avec les notices descriptives.
Hunter, Clémentine. Née dans la plantation d’Hidden Valley à Cloutierville, cette
descendante d’esclave vint travailler à 15 ans dans la plantation Melrose, propriété de
François Mignon, bibliothécaire. C’est lui, qui donna à Clémentine l’idée de peindre,
ce qu’elle fit à merveille, réalsant plus de 500 tableaux. De style naïf, ces toiles les plus
connues sont de formidables témoignages de la vie quotidienne des plantations.
Rodrigue, Georges. Cet acadien né à New Iberia, en 1945, a magnifiquement dépeint,
au travers de ses 300 toiles, toute la culture folklorique du pays cajun.