Les Architectes et Promoteurs
Voici deux autres exemples d’ architectes ou bâtisseurs, bien connus des Soulié… et aussi FPC.
Louis Nelson Fouché était autant architecte qu’aventurier ! Quand les lois de l’État de Louisiane concernant les personnes de couleur libres sont devenues plus strictes dans les années 1850, lui et sa famille ont déménagé au Mexique et ont créé une colonie appelée Eureka, avec de nombreuses autres familles de la ville. Malheureusement, cette colonie a brûlé quelques années plus tard, obligeant de nombreux habitants à déménager à Tampico, à proximité. Nelson retourne à la Nouvelle-Orléans en publiant dans la ville son ouvrage de 1882, « Nouvelle collection de pensées, d’opinions, de phrases et de maximes de différents écrivains, philosophes et locuteurs, anciens, modernes et contemporains ». Louis Nelson Fouché est décédé à l’âge de 62 ans en 1884.
L ‘architecte mentionné ci dessus, est très probablement le fils de Thomas Nelson Fouché. Thomas Nelson Fouché est né en 1801 à Jacmel, dans le sud est de Haïti. Il est décédé le 26 juin 1874. Cette famille est probablement celle mentionnée par Bernard avec « Madame Fouché », dont il date le décès le 8 Avril 1853. Des architectes et FMC avec des origines de Haïti et strictement du même âge, Bernard ou Norbert Soulié le Louis Nelson Fouché ont de l’être en relation. Il faudra alors éplucher les Soulié family ledgers, ils doivent forcément être en relation !
Barthélémy Lafont, né près de Paris en France, en 1769 ET MORT LE 29 septembre 1820 à la Nouvelle Orléans, est ingénieur, urbaniste, et géomètre de La Nouvelle-Orléans. Plus tard dans sa vie, il se détourne de l’architecture pour s’orienter vers la contrebande et la piraterie. Barthélémy Lafont embarque pour la Louisiane française vers 1790 et s’installe comme architecte à La Nouvelle-Orléans. Il réalise de nombreux bâtiments publics. Après la vente de la Louisiane en 1803, il continue à concevoir des maisons. Face à l’arrivée importante de colons français et créoles, venus de l’ Île de Saint-Domingue, devenue la république de Haïti, ainsi que l’arrivée de vagues d’immigrants américains venus de l’Est des États-Unis, Barthélémy Lafont devient arpenteur et géomètre de La Nouvelle-Orléans. Il conçoit de nouveaux quartiers, réorganise l’urbanisme de villes proches de La Nouvelle-Orléans comme Donaldson.
Mais il est surtout un homme d’affaires qui s’enrichit par ses activités, également un philanthrope. . Après la bataille de la Nouvelle Orléans (1815), il se tourne vers la contrebande et la piraterie avec les frères Jean et Pierre Lafitte. Barthélemy Lafont vit avec une femme de couleur libre, Modeste Foucher. Lorsque Lafont écrit son testament, il reconnaît plusieurs enfants noirs qu’il a eu avec Modeste Foucher, entre autres, un enseignant et homme d’affaires noir. Barthélémy Lafont meurt de la fièvre jaune le 29 septembre 1820 [1] 164 et est enterré au cimetière Saint Louis de la NO.
[1] Une source (New ORLEANS pictorial history, page 261) cite 23 épidémies de fièvre jaune entre 1817 et 1850 ; et voir aussi Wikipedia