L’ encyclopédie

L’ encyclopédie

L’encyclopédie Française en 1867

L’ encyclopédie de Louisiane décrit l’ambiance locale, juste avant la guerre de Sécession.   « Le caractère le plus saillant de l’histoire de la Louisiane, c’est la persistance de l’esprit français à travers les révolutions qui ont changé son gouvernement. Les premiers aventuriers étaient des chasseurs indomptés ; Ils vivaient de chasse ; La chasse seule alimentait leur commerce. La chasse est restée dans leur mœurs :  c’est presque une rage à la Louisiane.

Les premiers colons étaient de gais voyageurs, leurs femmes de joyeuses danseuses, le bal est encore une frénésie chez les dames et les demoiselles. Quand la Nouvelle Orléans n’avait pas de trottoirs, pendant la saison pluvieuse, ces rues n’étaient que de vraies mares de boue : Eh bien, dames et demoiselles couraient au bal nus- pieds,  dans la fange jusqu’à la cheville, et chaussaient le Soulié de satin dans une antichambre pédiluve.

L’émigration de Saint-Domingue, qui a jeté dans la Louisiane tant de familles dépossédées, a renforcé le caractère originel. Le Français est encore la langue de la société ; les mœurs moroses se rendent visite ce jour-là ; Chacun apporte sa part au banquet ; on chante, et le moindre instrument, violon, galoubet, tambourin, devient l’âme de toute réunion.

 » Les unions libres durent en général pour la vie, ce qui est le cas des filles de Louison Cheval . Dans les familles blanches, il ne s’agissait que d’une aventure rapide avec une métisse, qui se terminait lorsque l’homme blanc, devenu « plus sage » et/ou plus riche, vers la trentaine se mariait avec une blanche (Mazangé avec Hélène Wiltz, Séverin Latorre avec Camille Boussès, etc.) Inversement, certains hommes indiquent , dans leur testament, tout léguer aux héritiers de couleur sans rien aux blancs (Le cas de Caselar et de Macarty).

Les notaires enregistrent les déclarations d’ identité, sans pouvoir vérifier des documents ; les femmes utilisent parfois le patronyme de leur « homme », changent de patronyme en fonction des événements, et utilisent parfois des « pseudos » ou « aka ».

Enfin, il est tellement admis dans la Louisiane du XIX ème siècle que les familles blanches aient des rejetons avec des femmes de couleur (« un manque cruel de femmes ») que les milieux de famille blancs reconnaissent assez facilement les rejetons de couleur (les Rillieux, Macarty, Cheval, Latorre, Courcelle), et de nombreux autres cas.